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Marché de la formation

Le marché de la formation professionnelle tertiaire en France en 2026

Comprendre le marché avant de transformer son offre : une dépense nationale stable mais un financement public sous contrainte, une offre très fragmentée et des formats hybrides qui s'installent.

56,6 Md€

de dépense nationale pour la formation professionnelle continue et l'apprentissage en 2024Source : DARES, 17 février 2026

Ce que le marché révèle

La dépense nationale pour la formation professionnelle continue et l'apprentissage atteint 56,6 milliards d'euros en 2024, un niveau quasi stable (-0,7 %). Les entreprises en financent directement 16,4 Md€ et les opérateurs de compétences (OPCO) 12,4 Md€, selon la série longue publiée par la DARES en février 2026.

Le financement mutualisé se resserre pourtant : le budget prévisionnel 2026 de France Compétences s'établit autour de 12 milliards d'euros, en baisse d'environ 1,5 Md€ par rapport à 2025. Côté offre, la liste publique de la DGEFP recense environ 165 500 organismes déclarés, dont 28,4 % certifiés Qualiopi au 2 septembre 2026. Ce chiffre évolue en continu et doit toujours être daté.

Ces données couvrent l'ensemble des secteurs. Les activités de services y occupent une place centrale, mais aucune statistique officielle ne permet d'isoler précisément un « marché tertiaire ».

Ce qui change pour les organismes

Avec une offre aussi fragmentée et des financements publics plus rares, la différenciation ne se joue plus sur le catalogue mais sur la preuve : objectifs observables, modalités claires, suivi des acquis et capacité à démontrer l'effet de la formation en situation de travail.

Le baromètre ISTF 2026 indique que 41 % des offres combinent désormais présentiel et distanciel (+4 points) et que la classe virtuelle est utilisée par 76 % des organisations interrogées. L'hybridation n'est plus une option technique : elle suppose de repenser l'architecture des parcours, pas seulement de les mettre en ligne.

Ce que recherchent les entreprises

Les acheteurs attendent des parcours courts, modulaires et reliés à leurs situations de travail, avec un suivi qui ne s'arrête pas à la feuille d'émargement. La contrainte budgétaire renforce l'exigence de transférabilité : une formation doit produire un changement de pratique identifiable.

Les décisions à prendre

  • Clarifier l'offre : quelles formations répondent à un besoin de compétences documenté, lesquelles sont à refondre ou à retirer ?
  • Revoir l'architecture des parcours hybrides : ce qui doit rester en présentiel, ce qui gagne à être asynchrone, ce qui relève de l'accompagnement.
  • Outiller la preuve : évaluation des acquis, indicateurs de transfert, traçabilité attendue par Qualiopi.
  • Prioriser les outils : LMS, classe virtuelle, production de contenus, en fonction des usages réels.

Ce qu'il faut retenir

  • Un marché stable en volume mais un financement mutualisé en recul.
  • Une offre très fragmentée où la preuve d'impact devient le principal facteur de différenciation.
  • Des formats hybrides qui imposent de revoir l'ingénierie des parcours, pas seulement leur diffusion.

Sources

  1. DARES, Série longue sur la dépense nationale pour la formation et l'apprentissage depuis 2017, 17 février 2026.source primaire
  2. Centre Inffo, France Compétences adopte un budget en forte baisse (conseil d'administration du 27 novembre 2025), novembre 2025.source secondaire
  3. DGEFP / data.gouv.fr, Liste publique des organismes de formation (art. L.6351-7-1 du Code du travail), relevé du 2 septembre 2026, calcul Certiforma.source primaire
  4. Certiforma, Chiffres de la formation professionnelle, septembre 2026.source secondaire
  5. ISTF (via AINOA), Baromètre ISTF 2026 du digital learning, 12e édition, 9 février 2026.source secondaire

Sources consultées et chiffres vérifiés le 1er octobre 2026. Les données évoluent : chaque chiffre est daté et rattaché à sa publication d'origine.